

-Extraits du rapport du sous-comité de la forêt boréale, Comité sénatorial permanent de l'agriculture et des forêts, Ottawa, juin 1999.
« Une vaste forêt de conifères s'étale comme un manteau sur les épaules des contrées les plus septentrionales de la terre-la Sibérie, l'Alaska, le Canada et la Scandinavie. Tirant son nom de Boréas, le dieu grec des vents du Nord, la forêt boréale compte pour près du tiers des terres boisées de la planète et a été qualifiée du plus grand écosystème du monde. Elle renferme également les plus vastes étendues de marais et de lacs dans le monde. À l'instar d'autres forêts de la planète, elle est de plus en plus sollicitée par l'activité humaine. »
« Le Canada contient environ le tiers de cette forêt qui s'étend, d'est en ouest, sur plus de 5 000 km, de Terre Neuve et Labrador jusqu'au Yukon, puis, à partir de la bordure de la toundra arctique, elle couvre 1 000 km vers le sud. Elle occupe donc plus de la moitié du territoire du Canada. »
« Beaucoup d'espèces que nous pensons être spécialement canadiennes – l'épinette noire, le pin gris, l'orignal, le caribou, le Mésangeai du Canada, les plongeons, la grenouille des bois et le touladi – font partie de l'écosystème boréal. La région boréale renferme également plus de 1,5 million de lacs et bon nombre des principaux réseaux hydrographiques du pays. Elle abrite plus de quatre millions de personnes, y compris la plupart des peuples autochtones du Canada. De plus, elle regorge de ressources naturelles, avec ses importants dépôts minéraux, ses gisements de pétrole et de gaz, et ses voies navigables pour l'énergie hydroélectrique. Le climat de la forêt boréale se caractérise par des hivers longs, très froids et secs et des étés courts, frais et humides »
Photo : grand-heron.jpg (Gaëtan) paruline ginette
-Extrait de: Bref portrait de la forêt boréale au Québec, mrnf
« Si la forêt boréale projette l'image de vastes alignements uniformes d'épinettes noires, elle accueille pourtant une faune et une flore extrêmement variée. La faune des forêts boréale comprend 30 des 70 espèces de mammifères terrestres et 150 des 300 espèces d'oiseaux nicheurs répertoriés au Québec, ainsi que 10 000 espèces d'arthropodes (insectes, araignées, etc.). On y retrouve également plus de 850 espèces de plantes vasculaires - des bleuets aux sorbiers en passant par le « thé du Labrador »et les « quatre-temps » - et de nombreuses plantes non vasculaires comme les mousses, les lichens et les champignons.
La Stratégie canadienne sur la biodiversité
- Extraits de « La biodiversité des forêts. Plan d'action triennal du Service canadien des forêts », Ressources naturelles du Canada.
« ... les scientifiques lancent depuis un certain temps des avertissements face à l'imminence d'une crise mondiale et considèrent que le déclin de la biodiversité constitue l'une des menaces environnementales les plus graves qui pèsent actuellement sur l'humanité. À cause de l'activité humaine, la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes s'appauvrit à un rythme qui dépasse de loin l'évolution naturelle, et ce déclin de plus en plus rapide de la diversité menace les bienfaits écologiques, économiques, spirituels, récréatifs et culturels que nous tirons actuellement des ressources vivantes de la Terre. »
Les avantages inestimables de la préservation de la diversité des écosystèmes
« La diversité des écosystèmes offre des valeurs d'utilisation indirecte sous forme de services écologiques : assimilation des déchets, stockage du carbone, conservation des sols, productivité des sols et recyclage des éléments, lutte contre les inondations, emmagasinement de l'eau et alimentation en eau, modération et stabilisation du climat, apport d'oxygène, etc. Ces valeurs sont pratiquement incalculables, particulièrement en termes monétaires; elles entretiennent non seulement les industries fondées sur les ressources naturelles, mais également l'ensemble de la vie. »
Les terres humides de la forêt boréale
PHOHO à venir, tourbière.
- Extrait de la description de la forêt boréale canadienne, faune et flore du pays
« Les terres humides – tourbières et marais – occupent 30 p. 100 de la forêt boréale du Canada. Les terres humides boréales, tourbières, se trouvent généralement sur des terrains plats mal drainés. La matière végétale se décompose lentement là où le sol est frais et humide, formant ainsi une couverture de matière dont l'épaisseur est souvent de plusieurs mètres. Ces terres humides sont très précieuses : elles filtrent des millions de litres d'eau chaque jour en plus d'offrir un habitat de reproduction, de mue et de rassemblement (de repos et d'alimentation) à plus de 13 millions de canards – environ 40 p. 100 de la population de canards »
- Extrait du rapport Une forêt bleue, Pew environnement group, 2011
« La forêt boréale du Canada influence le climat mondial. Les tourbières et autres terres humides stockent une quantité de carbone estimée à 208 milliards de tonnes, soit l’équivalent de plus de 25 ans d’émissions provenant de l’activité humaine au rythme actuel. Malheureusement, la forêt boréale du Canada est de plus en plus menacée par des activités industrielles à grande échelle. L’empreinte de l’aménagement gagne rapidement du terrain et, déjà, la foresterie, la construction de routes, l’exploitation minière, l’extraction de pétrole et de gaz ainsi que l’hydroélectricité en ont miné 728 000 km² (72,8 millions d’hectares). Pour conserver les ressources en eau de la forêt, il faudra apporter des changements aux politiques. »